Logos, pathos, ethos

Par Gabriel Monet

Prêcher, c’est partager la parole de Dieu. C’est aussi convaincre les auditeurs que cette parole de Dieu peut éclairer nos vies et donner du sens à nos existences. C’est encourager tout un chacun à mettre en œuvre cette parole par des choix concrets qui contribuent à une vie en conformité avec les valeurs de la Bible. Pour que la prédication atteigne ces objectifs, il convient donc de prêcher avec persuasion. Or, depuis Aristote, on considère qu’il existe trois pôles pour réussir à transmettre un message avec persuasion : le logos, le pathos et l’ethos. Ces trois notions centrales de la rhétorique classique grecque et latine sont résumées par Cicéron lorsqu’il dit que la rhétorique consiste à « prouver la vérité de ce qu’on affirme, se concilier la bienveillance des auditeurs, éveiller en eux toutes les émotions qui sont utiles à la cause ». Ainsi le logos peut générer une forme d’adhésion par le raisonnement, le pathos contribue à persuader par le biais des émotions, alors que l’ethos suscite une adhésion en lien avec l’identification que l’auditeur ressent vis-à-vis du prédicateur qu’il sent crédible et en qui il a confiance. Trouver un équilibre entre ces trois pôles dans une prédication peut donc contribuer à un message qui persuade. J’ai eu l’opportunité récemment de développer ces idées dans une vidéo publiée par Logoscom et accessible sur ce blog en cliquant ici. J’ai profité de l’occasion pour aller plus loin et développer ces enjeux intéressants et importants pour l’homilétique et rédiger un article sur la question. Pour accéder au texte de cet article intitulé « Prêcher avec persuasion », rendez-vous dans la rubrique « article » ou cliquez ici.