« Explorer des espaces in-ouïs et in-édits »

Par Gabriel Monet

Interview de François-Xavier Amherdt

François-Xavier Amherdt1, vous êtes à la fois prédicateur et professeur d’homilétique. Quels sont pour vous les enjeux de la prédication contemporaine ?
Quoi qu’on dise, les célébrations dominicales continuent de rassembler un nombre très important de personnes, dans les différentes Églises chrétiennes à travers le monde, et elles constituent pour beaucoup de fidèles le moment principal – voire unique – de relation à Dieu. Je considère donc comme essentiel de continuer à « croire en l’homélie », à y investir du temps et du soin afin de lui conférer une préparation soignée, et à viser un type de prédications « nourrissantes, spirituelles et engageantes »2 : nourrissantes, afin que la foi des destinataires soit affermie et renouvelée et qu’ils deviennent toujours plus aptes à rendre compte de l’espérance qui les habite de façon plausible, compréhensible et désirable ; spirituelles, pour que la vie intérieure des auditeurs soit stimulée et enrichie et que toute leur existence s’ouvre à la fécondité de l’Esprit, selon la volonté de Dieu pour chacun d’entre eux3 ; engageantes, de sorte que la communion des assemblées en sorte renforcée et que leur témoignage pour la paix, la justice, la sauvegarde de la création et l’avènement du Royaume en soit avivé.

Vous avez fait une thèse sur la prédication de l’Ancien Testament aujourd’hui. Pourquoi est-ce important de ne pas laisser en déshérence cette partie de l’Ecriture en homilétique ?
Le christianisme est un greffon « sauvage » placé sur l’olivier franc qu’est le judaïsme, de manière à bénéficier grâce à ce dernier de la sève divine (cf. Rm 11, 16-26). Les racines de l’arbre chrétien, toutes confessions confondues, plongent dans le terreau de l’Ancien Testament. On ne comprend rien aux Évangiles si on se prive de cette clé d’interprétation essentielle que nous donne Jésus lui-même : il reçoit pour mission d’amener les Écritures à leur achèvement, il n’est pas venu « abolir » la Loi et les Prophètes mais les « accomplir ». Pas un seul « trait » de la Tora ne passera avant que le dessein de Dieu n’aboutisse (cf. Mt 5, 17-19). Le premier évangéliste présente le Christ comme le nouveau Moïse qui, sur la montagne du nouveau Sinaï, nous propose la charte de l’Alliance définitive (le Sermon sur la Montagne, Mt 5-7). L’ensemble de l’Évangile de Matthieu est ponctué par les cinq discours que Jésus, à l’exemple des cinq rouleaux de la Loi première (le Pentateuque), vient confier au nouvel Israël (voir en plus du discours sur la montagne, les consignes données aux Douze pour leur mission (Mt 10), les paraboles (Mt 13), les exhortations en vue de la vie en communauté (Mt 18) et le discours eschatologique (Mt 24-25)).

Marc décrit Jésus-Christ comme le Serviteur souffrant et glorieux d’Isaïe (cf. les quatre chants du Serviteur dans le Deutéro-Isaïe), et Luc fait d’un passage du Trito-Isaïe (61, 1-2)  la proclamation programmatique du Rabbi de Nazareth, dans son enseignement inaugural à la synagogue de son village d’origine (Lc 4, 16-22). D’ailleurs, dans le troisième évangile, le Ressuscité multiplie les leçons d’exégèse lors de ses apparitions aux disciples : aux deux pèlerins d’Emmaüs, il « interprète dans les Écritures, en commençant par Moïse et en parcourant tous les prophètes, ce qui le concerne » (Lc 24, 27) ; aux Apôtres, il ouvre l’intelligence des Écritures, afin qu’ils comprennent que ses paroles et son mystère pascal réalisent l’accomplissement « de tout ce qui est écrit de lui dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes » (Lc 24, 44-48).

Enfin, le dernier évangéliste fait du Christ le prophète par excellence promis par le Deutéronome (18, 15-19), semblable à Moïse et encore plus grand que lui : Jésus nourrit le peuple comme Moïse l’avait fait au désert de l’Exode (Jn 6, 5-13 ; cf. Ex 16) ; il reprend les paroles mêmes qui concernent Moïse dans l’Ancien Testament (Jn 7, 16b-17 et Ex 3, 12 ; 4, 12 ; Jn 8, 28-29 et Nb 16, 28 ; Jn 12, 48-50 et Dt 18, 18-19) ; désormais les Juifs doivent choisir entre l’ancien et le nouveau Moïse (Jn 9, 24-34). Comme Moïse, Jésus est le porte-Parole de Dieu, il ne parle pas de son propre chef, mais il ne fait que communiquer aux hommes les paroles que le Père lui a données pour eux (Jn 3, 34 ; 14, 10.24 ; 17, 8) ; il nous laisse le commandement de l’amour qui résume les « dix paroles » jadis transmises par Moïse de la part de Dieu (Jn 13, 34-35 ; 15, 12.17 ; cf. Ex 20, 1-7 ; Dt 5, 5-22) ; comme Moïse au buisson ardent, il nous révèle le vrai nom de Dieu, son « Père » (Jn 17, 6.26 ; cf. Ex 3, 13-15).

Pour Paul, la Loi de la première économie nous a servi de pédagogue jusqu’au Christ ; ce dernier instaure l’économie seconde à la plénitude des temps, il fait de nous des fils par son Esprit qui crie en nous « Abba » (cf. Ga 3, 19-4, 11) ; Jésus en sa chair détruit le mur qui séparait Israël des païens, il crée en sa personne un seul Homme Nouveau, afin de réconcilier toute l’humanité en un seul Corps par la croix (Ep 2, 14-16).Et nous pourrions multiplier les exemples…

Vous distinguez différentes approches quant à la manière de prêcher à partir de l’Ancien Testament. Pouvez-vous nous présenter succinctement cette typologie ?
J’en distingue quatre principales dans ma thèse d’habilitation4 :

? Faire des textes de l’Ancien Testament de simples « prolégomènes » ou « propédeutiques » à ceux du Nouveau, y voir des « preambula fidei », des « préambules à la foi » authentiques qui ont désormais perdu toute valeur. Réduire ainsi la première Alliance au rôle de « repoussoir » destiné uniquement à mettre en évidence la seconde, comme l’ombre n’est destinée qu’à faire ressortir la lumière, selon la dialectique Loi / Évangile. Une telle attitude poussée à l’extrême peut conduire à l’incompréhension vis-à-vis de la Torah mosaïque. Elle a même pu servir de prétexte à des formes d’antijudaïsme ou d’antisémitisme. J’essaie de montrer dans mon ouvrage, en me servant également de l’excellent document catholique de la Commission biblique pontificale Le peuple juif et ses saintes Écritures dans la Bible chrétienne5, qu’une exégèse correcte de la Révélation, faisant droit à son objet, ne peut que bannir toute espèce de réticence ou de haine à l’égard de la nation hébraïque et des Juifs.

? Opérer une lecture (légitime) christologique, en montrant que Jésus porte l’Ancien Testament à son accomplissement et qu’il en donne la signification plénière ; un peu à l’exemple de ce que fait Matthieu dans les « antithèses » de son premier discours (5, 20-48 : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens »- et cela reste vrai – « eh bien ! moi je vous dis »- et ces paroles approfondissent les précédentes. Dans la même ligne, pratiquer une exégèse typologique, c’est-à-dire établir la consistance des figures vétérotestamentaires qui, grâce à leur épaisseur révélée, entrent en résonance avec celles du Nouveau Testament par des jeux de continuité, de complémentarité ou de contraste ; à l’image du voile que revêtait Moïse, tant son visage était illuminé par la gloire du Seigneur que le peuple d’Israël ne pouvait le regarder en face, alors que nous pouvons contempler la gloire qui transfigure également le visage du Christ, mais désormais sans voile grâce au ministère de l’Esprit qui nous vivifie : les deux textes d’Ex 34, 29-35 et de 2 Co 3, 7-4, 6 dialoguent l’un l’autre en s’opposant, se rejoignant et se complétant mutuellement. Selon ce troisième mode de lecture, les interactions entre les deux Testaments jouent autant du Nouveau vers l’Ancien que le contraire. Cela confère aux passages vétérotestamentaires des harmoniques que nos frères juifs n’accepteraient pas en tant que telles mais qui, pour nous chrétiens, ont leur totale validité, au nom du principe de canonicité.

?Lire l’Ancien Testament comme l’histoire de Dieu et notre histoire, par une prédication de type narratif montrer que les textes de l’AT appartiennent à la même histoire du salut que ceux du NT, présenter ainsi les passages comme des séquences s’enchaînant l’un l’autre dans une progression logique. Cela se traduit la plupart du temps par des homélies bâties autour de la succession séquentielle des deux textes, le premier vétérotestamentaire, le second néotestamentaire.

?Donner aux péricopes vétérotestamentaires tout leur sens au sein même du Premier Testament selon une approche paradigmatique, les faire jouer en intertextualité les unes par rapport aux autres ; comme le récit de la manne en Ex 16, 1-36, à placer tout d’abord en relation avec son parallèle en Nb 11, sa relecture en Dt 8, 3-16 ou dans les Ps (78, 20-21 ; 105, 40 ; 106, 13-15), enfin son « midrash » admirable en Sg 16, 20-29, avant de le mettre en rapport avec son aboutissement dans le discours du pain de vie en Jn 6, 26-58. Déployer la signification des textes de l’Ancienne Alliance dans leur autonomie en s’y attardant le temps qu’il convient, et mettre ainsi au jour des interprétations que pourraient pleinement partager les lecteurs juifs. Appliquer donc la lecture canonique d’abord dans le cadre du Canon juif – selon ses diverses configurations d’ailleurs – avant de le faire au sein du Canon chrétien. Toutefois, d’un point de vue chrétien, il n’y a jamais aucun sens issu de l’Ancien Testament qui pourrait être définitivement validé indépendamment du Nouveau. C’est la raison pour laquelle, en régime catholique, il n’y a jamais de célébration sacramentelle sans proclamation de l’Évangile.

Quels conseils pourriez-vous donner à des personnes souhaitant prêcher sur l’Ancien Testament ?
Je les inviterai précisément à prêcher l’Ancien Testament (selon le titre de mon habilitation), et non pas « sur » lui, ou « à partir » de lui. La nuance est de taille. Prêcher l’Ancien Testament, cela signifie considérer le texte de la « première lecture » et celui du « psaume » qui lui répond6 comme ayant leur valeur et leur importance en tant que telles. Ne pas trop vite appliquer une lecture qui ferait de ces deux textes un simple « pré-texte » à la proclamation de l’Évangile, au sens de passages lus « avant » (« pré ») le texte principal. Oser donc parfois consacrer l’essentiel de l’homélie à l’un ou l’autre de ces deux passages vétérotestamentaires ; montrer que l’Évangile ne peut s’entendre qu’à leur lumière ; établir les correspondances entre les deux Testaments, non seulement dans le sens habituel de l’Ancien projeté en avant vers le Nouveau, mais aussi parfois du Nouveau rétrospectivement vers l’Ancien. Car en vertu de leur appartenance au même Canon, leur « SitzimWort » dirait P. Ricœur7, tous les textes scripturaires sont contemporains et déploient leur puissance révélatrice dans le même temps, l’aujourd’hui de l’Esprit tourné vers l’infini du Royaume.

L’intertextualité est à la mode. Vous l’évoquez dans votre travail. En quoi cela peut-il toucher la prédication et comment en faire quelque chose de fécond ?
Avec P. Ricœur8, j’attache beaucoup d’importance à la « lecture canonique » et aux croisements intertextuels qui s’opèrent au sein de la Bible elle-même : entre les deux Testaments, d’une part ; au sein de l’Ancien, les jeux d’intertextualité entre l’antériorité fondatrice de la Loi combinée avec les récits dans le Pentateuque, l’urgence eschatologique tournée vers l’avenir selon les prophètes, la perdurance de la Sagesse et des autres Écrits et la poésie des Psaumes et des Proverbes ; au sein du Nouveau d’autre part, la combinaison féconde des sections narratives et discursives dans les Évangiles et les Actes et la narrativisation du kérygme au cœur des récits de la Passion – Résurrection, tout cela entremêlé avec la lecture théologique et exhortative des Épîtres et orienté téléologiquement vers la plénitude de la « Révélation » dans le livre ultime de l’Apocalypse. La prédication peut trouver grand profit à accompagner ce jeu tensionnel à l’œuvre dans les Écritures elles-mêmes « en imagination et sympathie » et à croiser le monde scripturaire avec celui des auditeurs d’aujourd’hui.

Une des composantes qui vous tient à cœur en lien avec la prédication concerne le langage, et notamment le langage poétique. Comment conjuguer poésie et homilétique ?
J’y ai consacré un autre ouvrage, à partir de la thèse de doctorat de la professeure d’homilétique en allemand de Lucerne, Franziska Loretan-Saladin9. Le langage poétique – du grec « poiein », « façonner, créer » – ouvre des espaces au-delà des mots, il donne à penser aux destinataires de la prédication en leur ménageant des espaces dans lesquels leur imagination peut s’installer, il suscite la créativité des interlocuteurs en se contentant de suggérer le sens, de manière à ce qu’ils prennent le relais et en trouvent un prolongement concret pour leur existence. La poésie é-voque et pro-voque, au sens étymologique latin de la « voix » (« vox ») « tirée de » (« ex ») et « placée devant » (« pro »). Chaque destinataire peut recevoir à sa manière, selon ses sens et son cœur, une strophe poétique, un proverbe, un conte, une image verbale ou visuelle, une métaphore, une proposition symbolique, une anecdote significative, un objet, le texte d’un chant… et ainsi explorer des espaces in-ouïs et in-édits, auxquels il n’aurait jamais pensé spontanément et qui lui permettent d’envisager la réalité selon un jour nouveau, selon le point de vue du Royaume.

On dit souvent que la prédication est plus importante en protestantisme qu’en catholicisme. De votre point de vue de prêtre et enseignant catholique, partagez-vous cette analyse ? Et remarquez-vous des évolutions à ce propos ?
Grâce au Concile Vatican II (1962-1965) et à sa Constitution sur la Révélation « Dei Verbum », le peuple catholique a largement accès au banquet de la Parole. En témoignent également le récent Synode des évêques sur la Parole de Dieu, tenu à Rome en octobre 2008 et suivi de l’Exhortation postsynodale de Benoît XVI Verbum Domini (2010). Nous parlons désormais des « deux tables », de l’Eucharistie, celle du pain partagé, et celle de l’Écriture, et elles ont toutes deux leur pleine – et égale – importance. Les groupes bibliques se sont multipliés, je dirige moi-même une Association (l’ABC, Association Biblique Catholique de Suisse Romande) dont l’objectif est de mettre à la disposition de tous les trésors des Saintes Écritures par des sessions, journées, cours par correspondance, par la formation des animateurs de groupes… Le diocèse où j’enseigne (Lausanne, Genève et Fribourg) va, dès l’année liturgique à venir (de novembre 2011 à novembre 2012), lancer une année Marc, « l’Évangile à la maison », dans l’espérance que de nombreuses personnes, même distantes de l’Église, se retrouvent à domicile avec d’autres pour déguster la saveur de la Parole et ainsi « lire pour vivre »10.

Vous êtes depuis de nombreuses années arbitre de football, et ce, à haut niveau puisque vous avez arbitré dans la ligue nationale Suisse. Vous n’hésitez pas à puiser dans les images sportives et footballistiques pour essayer de dégager l’actualité des Evangiles. Pouvez-vous nous donner quelques exemples et nous expliquer la pertinence d’une telle démarche ?
Dieu est arbitre- c’est le titre de l’un de mes recueils de méditations11 -, ce n’est pas moi qui le dis, c’est Isaïe qui l’affirme (2, 1-5) : vivement le jour où les nations transformeront les épées et les lances en socs de charrues et en faucilles et où elles pourront « jouer » en paix les unes avec les autres, grâce à l’arbitrage de paix du Seigneur. Avec le Christ, nous sommes tous joueurs, pas de spectateurs dans les gradins qui huent et trépignent : il nous invite à veiller sans cesse, car nous ne savons ni le jour ni l’heure où le fils de l’homme reviendra pour tout récapituler et nous servir à sa table. À l’exemple de l’équipe de ma ville, la « bien nommée » – je viens de Sion en Valais, dans les Alpes helvétiques et je me réjouis que le salut vienne de Sion – Jérusalem ! – qui en douze participations à la finale de la Coupe de Suisse a remporté… douze fois la victoire, en retournant à plusieurs reprises des scores déficitaires et des situations impossibles, Jésus nous presse à cultiver une foi « à renverser les montagnes » et à déraciner les arbres.

Je suis aussi professeur de guitare classique et directeur de chœur. J’emprunte également au registre musical des paraboles ou des images – d’où le titre Dieu est musique de mon autre volume de méditations12. J’aime bien comparer la Trinité à un accord à trois sons, distincts et pourtant ne formant qu’une seule harmonie, le Père figuré par la « tonique », la basse fondamentale qui donne son nom à l’accord, le Fils « incarné » par la « dominante », le cinquième degré, de « Dominus » en latin, le Seigneur, et l’Esprit représenté par la « tierce », « troisième », qui fait le lien entre les deux autres Personnes.

De même, pour moi, l’une des plus belles métaphores de l’Église – des Églises ? – est une chorale où chacun a son timbre particulier et chante une voix, soprano – aiguë, alto – grave pour les femmes et les enfants, ténors élevés ou basses profondes pour les hommes, et qui pourtant se rassemble en une gigantesque communion sonore, sous la baguette de l’Esprit. 

Pour conclure, quels sont selon vous les qualités d’une bonne prédication ?
D’abord, une plaisanterie : elles sont au nombre de trois. Un bon sermon doit être court, bref et… pas long. Ensuite, plus sérieusement, une homélie de qualité est celle, à mon avis, où le prédicateur parle en « je » et s’engage totalement dans ses propos ; celle par laquelle il favorise la conversation – c’est le sens étymologique de grec « homilein » qui donne « homélie » – entre la voix du Seigneur, celle de l’assemblée et celle du monde ; celle enfin où chaque auditeur a l’impression que le prédicateur parle pour lui personnellement, rejoint ce qu’il sait déjà – selon le principe de « recognitio » cher à l’auteur américain F. Craddock13 - et l’emmène sur des chemins inattendus qui lui font pressentir le bonheur du ciel.

 Propos recueillis par Gabriel Monet, le 18 août 2011
1 L’Abbé François-Xavier Amherdt est professeur de théologie pastorale, pédagogie religieuse et homilétique à l’Université de Fribourg.
2 Voir mon article « L’art de la prédication. Réflexions et suggestions pour une proposition de la foi homilétique », Revue des sciences religieuses, 82, 2008, p. 547-566.
3 Voir à ce propos notre ouvrage rédigé avec M.-A. de Matteo, S’ouvrir à la fécondité de l’Esprit. Fondements d’une pastorale d’engendrement, coll. « Perspectives pastorales », no 4, St-Maurice, Saint-Augustin, 2009.
4 Cf. Prêcher l’Ancien Testament aujourd’hui. Un défi herméneutique, coll. « Théologie pratique en dialogue », no 29, Fribourg, Academic Press, 2006.
5 Commission biblique pontificale, Le peuple juif et ses saintes Écritures dans la Bible chrétienne, Paris, Cerf, 2001.6 Dans la liturgie catholique de l’eucharistie dominicale, il est la plupart du temps prévu une « première » lecture vétérotestamentaire, choisie en lien avec l’Évangile, à laquelle correspond ensuite un « psaume responsorial ». Quant à la « deuxième » lecture, en général tirée des Épîtres néotestamentaires, elle n’est pas nécessairement en rapport direct avec les autres passages.
7 Cf. Paul Ricœur, « Temps biblique », Archivio di Filosofia, 53, 1985, p. 23-35, où le philosophe français, auquel j’ai consacré mes deux premières thèses (rassemblées dans un seul volume publié sous le titre L’herméneutique philosophique de Paul Ricœur et son importance pour l’exégèse biblique. En débat avec la New Yale Theology School, Paris – St-Maurice, Cerf – Saint-Augustin, 2004), renvoie à l’exégète jésuite français Paul Beauchamp et à son « structuralisme intertextuel » (cf. p. 306-310).
8 Cf. note précédente. Voir aussi les textes de Ricœur que j’ai traduits, rassemblés et présentés dans l’anthologie L’herméneutique biblique, coll. « La nuit surveillée », Paris – St-Maurice, Cerf – Saint-Augustin, 2001.
9 F. Loretan-Saladin – F.-X. Amherdt, Prédication : un langage qui sonne juste, coll. « Perspectives pastorales », no 3, St-Maurice, Saint-Augustin, 2009. Il s’agit d’une réflexion sur le langage de l’homélie à partir des considérations sur la poésie de l’écrivaine allemande d’origine juive Hilde Domin.
10 Selon le titre d’un chapitre du dernier ouvrage d’A. Fossion, Dieu désirable. Proposition de la foi et initiation, coll. « Pédagogie catéchétique », no 25, Bruxelles – Montréal, Lumen Vitae – Novalis, 2010, p. 231-248.
11 Dieu est arbitre. Méditations bibliques II, St-Maurice, Saint-Augustin, 2001.
12 Dieu est musique. Méditations bibliques III, St-Maurice, Saint-Augustin, 2003. Le premier s’intitule, honneur à la France, Le jour de gloire est arrivé. Méditations bibliques I, St-Maurice, Saint-Augustin, 1999.
13 Voir ce petit chef-d’œuvre que demeure le manuel de F.B.Craddock, Prêcher, traduit en français aux Éditions Labor et Fides, Genève, 1991.